
Amour toujours
Nous n’allons plus au pré cueillir la pâquerette,
Tes jambes ont trahi notre félicité,
Et nous avons perdu cette vivacité
Qui nous menait au loin vivre notre amourette…
Désormais nous œuvrons de manière discrète,
Sous couvert des murets d’une belle cité,
Mais nous gardons toujours cette complicité,
Qui te plaisait jadis pour me conter fleurette !
A défaut d’aventure, il reste le frisson,
Que ta main dans la mienne attise à l’unisson,
Afin que chaque nuit borde notre tendresse.
Quarante ans sont passés sur ce nid de bonheur,
Goûtons à notre osmose et son rêve flâneur,
Il fera jour demain pour une autre caresse !
Annie Poirier









