
Temps gris
Quand le soleil éteint son sourire enjôleur,
Mon univers affiche un petit air morose,
L’abat-jour allumé pour éclairer ma prose,
Apporte un brin d’espoir à ce jour de pâleur.
Mais si le vent se lève, en oiseau de malheur,
Et fouette sans pitié l’éclat de chaque rose,
Mon esprit vide et creux, pour quitter sa névrose,
S’évade malgré tout dans un parfum de fleur.
Plutôt que de bercer mon âme nostalgique,
Je guette à l’horizon la lanterne magique
Qui bientôt reviendra m’émerveiller encor !
Nuages vagabonds qui côtoyez l’étrange,
Rapportez-moi ce soir votre palette orange
Pour que demain matin s’embrase mon décor !
Annie

Retrouvailles





