La rose et le liseron
Je me suis enivrée au parfum d’une rose,
Foulant une misère et sa peau de chagrin
Qui, rampant à ses pieds, pleurait de son serein,
La belle préférant mirer mon laurier rose.
Fière, je surveillais la tendre couperose
De ma coquette fleur blottie en son écrin,
Sa préciosité volant au romarin
Mes faveurs dédaignant sa soudaine névrose.
Mon esprit envoûté par de si beaux atours,
Oublia que ma reine à la peau de velours
Déjà vivait sans le savoir, la fin d’un règne.
Mais sur la verte mousse avait fleuri de l’or,
Tandis qu’un liseron préparant le décor
Ouvrait tout grand son cœur bien avant qu’il ne saigne.
Annie



Retrouvailles



