Le sonnet français : A mon père.

A mon père

En passant à travers ce mur de solitude,
Il a rejoint, discret, le monde des aïeux ;
J’aimerais tant revoir la douceur de ses yeux
Dans lesquels, trop souvent, perlait l’inquiétude.

Pour obtenir la paix, il avait l’habitude
De rêver d’un ailleurs, calme et silencieux,
D’un coin de paradis où la mer et les cieux
Apportaient à son âme un peu de plénitude.

Nous avons tous les deux raté notre destin,
Il aurait dû briller dans mon rire enfantin,
Pour se fondre plus tard dans un flot de tendresse…

Un jour on s’est quittés en cachant notre émoi,
Si mon cœur a souffert d’un manque de caresse,
Je sais bien que le sien battait toujours pour moi !

Annie

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