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Le sonnet marotique : Canicule

Canicule

Voici venu le temps de la pause estivale
Qui nous garde cloîtrés au frais de la maison,
Pendant que le soleil, en lançant son tison,
Encense le ciel bleu de sa lente cavale.

On attend que la nuit tout doucement avale
Cet excès de touffeur, jouant la déraison,
Et l’on guette la lune en haut de l’horizon,
Pour saluer l’éclat de la tendre rivale !

L’oiseau, le bec ouvert, en quête d’abreuvoir,
S’approche et puis repart d’un aimable au-revoir,
Après s’être plongé dans mon eau salvatrice.

Le gazon gémissant sous la lenteur des pas,
Espère que bientôt s’éloigne le trépas,
Quand un orage enfin quitte son avarice !

Annie 

Résultats de mon concours de poésie 2026 à Chasseneuil du Poitou !

Résultats du concours 2026 de la SPAF d’Aquitaine ! Deux troisièmes prix en poésie classique !

C était hier

Hier j’avais vingt ans, mais triste et solitaire,
Je comptais peu d’amis.
Quand souffrent les parents, rire n’est plus permis,
On ne peut que se taire.

J’étais, sans le vouloir, celle dont le mystère
Ne retient les promis.
Ainsi longtemps je crus, et je l’avais admis,
Rester célibataire !

Mais un jour, pour de bon, j’ai lâché ce tamis
Dont j’étais tributaire,
Pour vivre mes printemps, la douceur des semis.

Adieu la vie austère !
Et si j’ai soulevé deux ou trois tsunamis,
C’est la faute à Voltaire !

Annie

Le sonnet français à deux plumes : Bouquet de saint-Valentin.

Poème à deux plumes écrit avec mon adorable amie Marlène ! 

 

Bouquet de Saint-Valentin

D’un bouquet poétique offrant quatorze vers,
En symbole à ce jour où l’amour est en fête,
Deux plumes au repos, lasses de leur défaite,
Associent leur pouvoir comme frères convers !

De l’envol de leurs mains, balayant d’un revers
La misère d’esprit, d’une osmose parfaite,
On voit naître un sonnet tandis qu’une nymphette
Rappelle à Cupidon les lois d’un univers !

Celui qui met à neuf vos douces poétesses,
En fournissant le miel dont leurs muses altesses
S’emparent du nectar pour un noble festin !

S’il n’est rien de plus beau que l’éclat d’un poème
D’amour éblouissant, à la Saint Valentin,
Souvenons-nous qu’il reste un enfant de bohème !

Marlène et Annie