Archives mensuelles : avril 2026

Le sonnet marotique : Temps gris.

Temps gris

Quand le soleil éteint son sourire enjôleur,
Mon univers affiche un petit air morose,
L’abat-jour allumé pour éclairer ma prose,
Apporte un brin d’espoir à ce jour de pâleur.

Mais si le vent se lève, en oiseau de malheur,
Et fouette sans pitié l’éclat de chaque rose,
Mon esprit vide et creux, pour quitter sa névrose,
S’évade malgré tout dans un parfum de fleur.

Plutôt que de bercer mon âme nostalgique,
Je guette à l’horizon la lanterne magique
Qui bientôt reviendra m’émerveiller encor !

Nuages vagabonds qui côtoyez l’étrange,
Rapportez-moi ce soir votre palette orange
Pour que demain matin s’embrase mon décor !

Annie

Le sonnet français : A mes enfants.

A mes enfants

Un jour vous comprendrez que le cœur d’une mère
Peut saigner quelquefois face à votre chagrin,
Mais il bat la chamade avec un bel entrain,
Quand le bonheur reprend sa cueillette éphémère !

L’amour d’une maman n’est pas une chimère,
Il peut être si fort que mon alexandrin
Manque de mots puissants pour finir ce quatrain ;
Il aurait bien besoin de revoir sa grammaire !

Vous étiez mes petits, les fleurs de ma maison,
Désormais loin du port, j’admets, non sans raison,
Avoir le grand désir d’un regain de tendresse !

Après avoir vécu sans attache vraiment,
Vous êtes désormais ce phare qui se dresse,
Pour éclairer mes nuits de son œil diamant !

Annie Poirier