
A mes enfants
Un jour vous comprendrez que le cœur d’une mère
Peut saigner quelquefois face à votre chagrin,
Mais il bat la chamade avec force et entrain,
Quand le bonheur reprend sa cueillette éphémère !
L’amour d’une maman n’est pas une chimère,
Il peut être si fort que mon alexandrin
Manque de mots puissants pour finir ce quatrain ;
Il aurait bien besoin de revoir sa grammaire !
Vous étiez mes petits, les fleurs de ma maison,
Désormais loin du port, j’admets, non sans raison,
Avoir le grand désir d’un regain de tendresse !
Après avoir vécu sans attache vraiment,
Vous êtes désormais ce phare qui se dresse,
Pour éclairer mes nuits de son œil diamant !
Annie Poirier