La rose et le liseron
Je me suis enivrée au parfum d’une rose,
Foulant une misère et sa peau de chagrin
Qui, rampant à ses pieds, pleurait de son serein,
La belle préférant mirer mon laurier rose.
Fière, je surveillais la tendre couperose
De ma coquette fleur blottie en son écrin,
Sa préciosité volant au romarin
Mes faveurs dédaignant sa soudaine névrose.
Mon esprit envoûté par de si beaux atours,
Oublia que ma reine à la peau de velours
Déjà vivait sans le savoir, la fin d’un règne.
Mais sur la verte mousse avait fleuri de l’or,
Tandis qu’un liseron préparant le décor
Ouvrait tout grand son cœur bien avant qu’il ne saigne.
Annie
la rose et le liseron : mes souvenirs de jardinier me font revoir la fragilité de l’une et la forte vitalité de l’autre, son côté envahissant aussi, maintenant que tu évoques je repense de loin et salue les deux pour leur beauté….
Ton poème est d’une telle beauté… la rose et le liseron, un contraste permanent : comme le souligne Thierry, la rose est fragile et le liseron bien trop résistant. Superbe lecture et grand merci de ton passage sur mon blog.
La rose nous enchante mais le liseron a sa part aussi, il sait colorer nos jardins et gloriettes et ne manque pas de vigueur !
Bisous et pensées amicales !
Bonjour Annie quel beau poème, que j’ai adoré lire, la vie florale avant qu’elle ne s’endort.
Bravo, je t’embrasse
Toutes ces belles fleurs éclosant sous ta plume
Par leur diversité m’émerveillent vraiment
Tes si divins sonnets se dégustent gaiement
Alors en cet instant mon petit cœur s’allume.
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Bonsoir Annie,
2 sonnets magnifiques que tu nous donnent en partage et qui sentent bon la belle saison !
Bisous et bonne fête des mères