Archives mensuelles : juin 2026

Le Maillet : La mort d’une hirondelle.

La mort d’une hirondelle

L’hirondelle est tombée au cœur de mon histoire,
Tandis que débutait le tout premier quatrain,
D’un délicat poème au parfum migratoire
Qui surgit au printemps pour gommer le chagrin.

Chaque jour j’admirais sa belle trajectoire.
L’hirondelle est tombée au cœur de mon histoire ;
Désormais ses petits nichés dans leur berceau
N’ont plus pour se nourrir qu’un demi vermisseau.

Vais-je devoir quitter le bois de l’écritoire ?
Abandonner ma plume à son balbutiement ?
L’hirondelle est tombée au cœur de mon histoire,
Que s’est-il donc passé ? Pourquoi ce châtiment ?


J’espère que le ciel pourra crier victoire
En découvrant, peut-être, un nouveau chant d’oiseau,
Même si ce matin, dans les pleurs d’un roseau,
L’hirondelle est tombée au cœur de mon histoire !

Annie r

Résultats de mon concours de poésie 2026 à Chasseneuil du Poitou !

Résultats du concours 2026 de la SPAF d’Aquitaine ! Deux troisièmes prix en poésie classique !

C était hier

Hier j’avais vingt ans, mais triste et solitaire,
Je comptais peu d’amis.
Quand souffrent les parents, rire n’est plus permis,
On ne peut que se taire.

J’étais, sans le vouloir, celle dont le mystère
Ne retient les promis.
Ainsi longtemps je crus, et je l’avais admis,
Rester célibataire !

Mais un jour, pour de bon, j’ai lâché ce tamis
Dont j’étais tributaire,
Pour vivre mes printemps, la douceur des semis.

Adieu la vie austère !
Et si j’ai soulevé deux ou trois tsunamis,
C’est la faute à Voltaire !

Annie

Le Rondel : Maison rose

Maison rose

J’ai retrouvé l’éclat du rose
Qui plaisait tant à ma maison,
Un peu plus doux, telle une rose
Dont j’applaudis l’exhalation !

En effaçant la couperose,
Comme elle est belle la saison !
J’ai retrouvé l’éclat du rose
Qui plaisait tant à ma maison !

Et maintenant la primerose
Laisse éclater sa floraison ;
Son doux regard vers l’horizon
M’invite à parfumer ma prose !
J’ai retrouvé l’éclat du rose !

Annie

Le sonnet marotique : Éternelle nostalgie.

Éternelle nostalgie

Dans le parfum des fleurs, j’ai l’esprit qui badine,
Je pense à ces étés qui ne reviendront plus.
Qu’ils étaient bons ces jours, maintenant révolus,
Mes désirs étaient fous et mon cœur grenadine !

Si je suis désormais à moitié citadine,
Je demeure fidèle à ces coteaux joufflus
Qui dominaient jadis nos arbres chevelus,
Et s’embrasaient le soir à l’heure où chacun dîne.

Entre mer et bocage, il est une maison
Où dansent les oiseaux, taquinant l’horizon,
Je reconnais, enfin, qu’ici je me régale !

Mon jardin de curé suffit à mon bonheur,
Cependant, bien souvent, tel un rêve flâneur,
Quand chante le grillon j’entends une cigale !

Annie