
Canicule
Voici venu le temps de la pause estivale
Qui nous garde cloîtrés au frais de la maison,
Pendant que le soleil, en lançant son tison,
Encense le ciel bleu de sa lente cavale.
On attend que la nuit tout doucement avale
Cet excès de touffeur, jouant la déraison,
Et l’on guette la lune en haut de l’horizon,
Pour saluer l’éclat de la tendre rivale !
L’oiseau, le bec ouvert, en quête d’abreuvoir,
S’approche et puis repart d’un aimable au-revoir,
Après s’être plongé dans mon eau salvatrice.
Le gazon gémissant sous la lenteur des pas,
Espère que bientôt s’éloigne le trépas,
Quand un orage enfin quitte son avarice !
Annie