
Canicule
Voici venu le temps de la pause estivale
Qui nous garde cloîtrés au frais de la maison,
Pendant que le soleil, en lançant son tison,
Encense le ciel bleu de sa lente cavale.
On attend que la nuit tout doucement avale
Cet excès de touffeur, jouant la déraison,
Et l’on guette la lune en haut de l’horizon,
Pour saluer l’éclat de la tendre rivale !
L’oiseau, le bec ouvert, en quête d’abreuvoir,
S’approche et puis repart d’un aimable au-revoir,
Après s’être plongé dans mon eau salvatrice.
Le gazon gémissant sous la lenteur des pas,
Espère que bientôt s’éloigne le trépas,
Quand un orage enfin quitte son avarice !
Annie
Une canicule n’attend pas l’autre, la prochaine est déjà en route.. les oiseaux et toute la faune du dehors ont besoin de nous.. je ne parle pas des incendies dévastateurs . C’est à pleurer… cette situation très anxiogène se poursuivra t’elle dans les futurs étés? que restera t’il de nos forêts ? je suis très inquiète et malgré cela, j’ai beaucoup aimé ton poème raffiné comme toujours.
les étés se font de plus en plus ardues, les oiseaux ne peuvent se désaltérer comme il faudrait, par les temps qui s’annoncent on oublie ce qu’ils furent : des étés calmes qui accompagnaient les vacances de enfants qui se posaient en douce sur les paysages, un moineau dans la main un martinet dans l’autre offrir l’eau nécessaire …. qui se fera de plus en plus rare…