Le sonnet à kyrielle : Curieuse politique.

Curieuse politique !

Tandis que nous grognons contre la politique
Les genêts des talus laissent couler de l’or,
Leur générosité n’est pas diplomatique
Ne craignant de montrer tout l’envers d’un décor !

La marguerite accourt en ce lieu fantastique,
Où rient la pâquerette et le gai bouton-d’or ;
Chacun trouve sa place en respectant l’éthique,
Ne craignant de montrer tout l’envers d’un décor !

Les ajoncs généreux ont déversé leur bourse
Et dorment maintenant couchés sur leur ressource,
Ne craignant de montrer tout l’envers d’un décor !

Comme il faut bien aussi qu’un peu le monde bouge,
Gentil Coquelicot veut voir la vie en rouge
Ne craignant de montrer tout l’envers d’un décor !

Annie

12 réflexions sur « Le sonnet à kyrielle : Curieuse politique. »

  1. Je préfère regarder la nature en cette saison que nous aimons tous plutôt que de m’attarder à écouter ces politiques qui sont bien loin de notre quotidien

  2. Un très beau sonnet Annie, qui fait honneur au printemps plus qu’aux politiques qui chaque jour nous inventent une nouvelle connerie et nous font vivre dans la peur et l’angoisse. Un gros bisou.

  3. Oui, le changement c’est demain avec le coquelicot! La saison avance avec nous…
    Merci pour ce beau sonnet

  4. Bonjour Annie qu’elle merveilleux sonnet, la nature toujours nous émerveille, bravo pour ce bonheur qui résonne pour faire taire les mensonges des politiques.
    Douce journée je t’embrasse affectueusement

  5. Les fleurs nous offrent spontanément ce qu’elles ont de meilleur : leur beauté, leurs vives couleurs et leur parfum. Ces quatre belles strophes, un brin ironiques, où « or rime avec « décor », illustrent un véritable art poétique, aux antipodes d’un programme…politique !
    Merci, Annie
    Amitiés,
    Antoine

  6. Bonjour Annie,

    Merveilleux poème chantant la nature et ses belles fleurs! Cela met du baume au cœur et permet d’oublier ces infos grise mine!
    Gros bisous

  7. Il est vrai que la nature n’a pas de pudeur, et nous montre l’envers du décor, l’expose tandis que nous, humains, avons grand souci de ne montrer que le montrable, l’acceptable.
    La nature s’en fiche, ainsi l’on voit dans les champs la vache et le taureau qui sans souci du « qu’en dira-t-on » œuvrer pour la survie de l’espèce, là où nous mettons mille manières et mille secrets.
    Les genets des talus laissent couler de l’or, puis se fanent sans pleurs les fleurs de la fête végétale, et je me demande comment et quand les coquelicots ont décidé d’être rouges ?
    La nature sans pudeur nous montre l’envers du décor, et cela nous fascine depuis la création du monde ( la création du monde est-elle encore une histoire à dormir debout que nous les aimons tant ? )

  8. Bonjour Annie,
    Tu n’évoques pas le pissenlit qui pourtant pousse en abondance à l’arrivée du printemps, Crains-tu qu’il y ait trop de personnages politiques?
    C’est vrai que, contrairement à la rose, tout pousse auprès d’un pissenlit,
    Bonne fin d ejournée à toi,

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