Tous les articles par annie

Une jolie surprise !

MERCI du fond du cœur Marlène !

Au point du jour glisse la plume
De la poétesse au grand cœur
Imperméable à la rancœur
Quand sa flamme d’esprit s’allume

S’allongeant de chaque volume
De quarante ans d’amour vainqueur
Au point du jour glisse la plume
De la poétesse au grand cœur

La mienne ayant poids d’une enclume
Je peine à extraire en liqueur
L’art à votre roman calqueur
Où votre plaisir se remplume.
Au point du jour glisse la plume… 

Marl’Aime, Poèmes de ma Vie – Rondel 28/05/2025

Le sonnet marotique : A mon amie Marie-Thérèse.

 A mon amie Marie-Thérèse

C’est une grande dame, une douce maman,
J’aime à la regarder car on dirait un ange ;
Sa voix mélodieuse attire la mésange,
Comment ne pas sourire au bel enchantement ?

A son pays d’Auvergne, elle a fait le serment,
D’attirer en son cœur un phénomène étrange
Qui donne au souvenir la saveur d’une orange,
Et l’enivrant parfum d’un bouquet de froment.

Sa belle poésie, empreinte de tendresse,
Est tel un genêt d’or que la rime caresse
Pour adresser au ciel son message divin.

Si sa plume d’argent demeure rigoureuse,
Ses mots sont le reflet d’une âme généreuse,
Maniant avec soin tout l’art de l’écrivain !

Annie

Le sonnet marotique : Renaissance.

Renaissance

Au cœur de mon jardin pleuvent des confettis,
Qu’un petit vent follet fait tourner en bourrique,
Donnant à la pelouse un aspect onirique,
A tel point que les eaux calment leurs chuchotis !

Les oiseaux vont par deux tracer leurs graffitis
Sur le miroir d’un ciel, tendrement féerique,
Quand le froid de l’hiver abandonne sa trique,
Tandis que les buissons lancent des sifflotis !

Des senteurs de lilas et de glycine parme
Flottent de tous côtés, pour ajouter du charme,
Au réveil d’un printemps, fier comme un jouvenceau.

Je guette désormais l’hirondelle volage,
Sera-elle présente au clocher du village
Et surtout, je l’espère, à son ancien berceau ?!

Annie

Le sonnet français : A toi mon fils.

A toi mon fils

En ce beau mois d’avril, je berce une tendresse,
Dont le doux souvenir me fait battre le cœur ;
Mon fils, quand tu naquis, je buvais la liqueur
D’un savoureux printemps œuvrant avec adresse.

Aujourd’hui je te dois bien plus qu’une caresse.
Pour la mathématique, admirable traqueur,
Après un long cursus tu t’en sortis vainqueur,
Chacun de tes succès nourrissait mon ivresse !

Toujours sobre en parole, efficace en projet,
Il t’a fallu souvent rallonger ton trajet
Pour trouver la réponse à ta quête savante !

Près de ton âme sœur, et de ta belle enfant,
Ton bonheur est réel, qu’il pleuve ou bien qu’il vente,
Quant à moi je souris à l’amour triomphant !

Annie

Le Rondel : Au point du jour.

Au point du jour

A part l’horloge de grand-mère,
Pas un seul bruit dans la maison ;
Mes pensers pleuvent à foison,
J’attrape au vol une chimère !

Magique instant, règne éphémère,
L’esprit s’enfuit à l’horizon ;
A part l’horloge de grand-mère,
Pas un seul bruit dans la maison.

Mais chacun sait que l’éphémère
Ne vit qu’un jour sa pâmoison !
Voilà soudain qu’en garnison,
Les cris du jour font leur commère,
A part l’horloge de grand-mère !

Annie

La Ballade : Fin d’hiver.

Fin d’hiver

L’hiver enfin fait une pause,
Le soleil point à l’horizon
Dès qu’une brume se dépose.
Le voile blanc de la saison
Chante sans bruit son oraison,
Tandis qu’au sol, les pâquerettes,
Offrent déjà leur pâmoison.
Sortons chapeaux et collerettes !

Puisque plus rien ne s’y oppose,
Tous les crocus en garnison,
Saluent le ciel, qui leur propose
D’accélérer leur floraison !
Dans une douce exhalaison,
Les primevères guillerettes
Ont déjà quitté leur prison !
Sortons chapeaux et collerettes !

Ainsi chaque jour je m’impose
Un petit tour sur mon gazon,
Il faut bien que l’oiseau dispose
De bonnes graines à foison,
Et sur le seuil de ma maison,
Je vois naître des amourettes
Au pied de chaque frondaison.
Sortons chapeaux et collerettes !

Adieu le poêle et son tison !
On va ranger les chaufferettes,
Et surveiller la pondaison !
Sortons chapeaux et collerettes !

Annie

Arts et Lettres 2024.

Mes résultats des Arts et Lettres 2024 !

Le poète et l’automne

Je suis face à ma page blanche,
L’été s’enfuit, l’automne preux,
Offre son or en avalanche,
D’un geste tendre et chaleureux,
Dès qu’il se vêt de tons cuivreux !
Muse, quittons notre chaumière,
Mon cœur adore être amoureux,
Il fait si bon dans la clairière !

Avant que le soleil ne flanche,
Cueillons tous les fruits savoureux,
Il reste du pain sur la planche,
Tant que le ciel est généreux !
Vite une plume, un chemin creux,
Il faut récolter la lumière
Des derniers soirs bien doucereux ;
Il fait si bon dans la clairière !

Bientôt l’hiver de sa palanche,
Rendra l’oiseau plus miséreux.
Il fera froid dessus la branche,
Et quand le sol sera givreux,
Fée et lutin diront entre eux
Qu’un songe de rose trémière
Serait utile aux malheureux ;
Il fait si bon dans la clairière !

Poète ne sois pas peureux !
Sème ta rime printanière,
Tes vers renaîtront plus nombreux,
Il fait si bon dans la clairière !

Annie

Mes résultats de la SPAF, concours régional de poésie.

Voici mes derniers prix de poésie à la suite du concours régional de poésie 2024 qui s’est déroulé à Chasseneuil du Poitou le 27 avril 204 ! Merci au jury !

 

 

 

Mes cadeaux :

 

L’un des poèmes primés  devant commencer par : « Hier la nuit d’été qui nous prêtait…  »

 

Nuit d’été

Hier la nuit d’été qui nous prêtait main forte,
Pour apaiser le feu d’un soleil violent
Ouvrit un pan du ciel et toute sa cohorte
D’étoiles en bouquets au reflet cajolant.

Le croissant d’une lune, offert en paysage,
Nous rendit l’appétit que nous avions perdu,
A force d’éponger la sueur d’un visage
Qui regrettait déjà le solstice attendu !

Oh quel bonheur pourtant quand la saison crépite
Entre les blés dorés et le coquelicot,
Et l’on aime ce cœur qui doucement palpite
Dès qu’une silhouette adopte un caraco !

Ainsi je me souviens de certains soirs d’orage
Qui nous menaient dehors jusqu’à minuit passé,
D’entendre un grondement nous ne prenions ombrage,
Le spectacle était tel que nul n’était pressé !

Afin de mieux dormir on ouvrait la fenêtre,
Chaque chuchotement berçait notre sommeil
Jusqu’à ce que le jour, tout heureux de renaître,
Ajoute à ses pinceaux le rose et le vermeil !

Annie Poirier

 

 

 

Un premier prix de poésie !

J’ai reçu un premier prix de poésie, sur le thème du sourire, à Encres Vives en présence de Monsieur le Maire de Cholet. Un bel après-midi très convivial. Merci aux membres, au président Monsieur Roy, et au jury !

Les bienfaits d’un sourire

La beauté d’un visage est un cadeau du ciel
Qui, dès le plus jeune âge, attendrit la famille
Cherchant à deviner sur la verte ramille
L’héritage béni d’un don essentiel !

On peut être bien fait sans se montrer aimable,
Le miroir d’un regard trahit l’esprit boudeur,
En cultivant sans cesse une telle froideur
On se retrouve seul, c’était inévitable !

Que serait l’univers privé de son soleil,
De la lune en croissant, qui nourrit le poète,
Éclaire chaque nuit d’une aura mignonnette,
Souriante et mutine en son simple appareil ?

Ainsi notre sourire est bouquet d’espérance,
Qu’il soit timide ou franc, il demeure festin
Pour celui qui reçoit dans les bras d’un matin,
En plus de l’astre d’or, ce cadeau d’excellence !

Souvent affectueux, il guérit le chagrin,
Quand il est enjôleur, évidemment on l’aime,
S’il se montre éclatant, il mérite un poème,
Une place de roi dans mon alexandrin !

Annie Poirier

Résultats du concours de poésie de la SPAF à Chasseneuil du Poitou.

Encore un bel après midi poétique et convivial à Chasseneuil du Poitou avec des poètes de talent !

 

Mortagne en poésie

Un habile poète, on ne peut plus affable,
Nous a conté Mortagne et son écrin d’argent,
Où tout un petit peuple, adorable régent,
S’est réveillé soudain dans le creux d’une fable !

Car c’est là sous la pierre, où dorment les lézards,
Qu’on entend murmurer les songes des venelles,
Berçant le promeneur de rimes éternelles,
Quand celui-ci devient amoureux des beaux arts !

De l’église assoupie, aux rives de la Sèvre,
Ralentissez le pas, cueillez chemin faisant,
Ce décor magnifique, au minois séduisant,
Dès que l’astre du jour lui dessine une lèvre.

Dans le chant des grillons, rêvent d’anciens moulins,
Puisqu’ils ont tout donné, même en étant sans ailes,
C’est pour eux qu’aujourd’hui dansent les demoiselles,
Leur incessant ballet fait naître des câlins.

Il est d’autres trésors, modestes et pudiques,
Que seul l’œil attentif saura bien découvrir ;
Fontaines aux longs becs, vous êtes à chérir,
Quand vos pleurs font danser leurs notes mélodiques !

Pour un peu de repos, ou pour l’âme apaiser,
Notre Dame du Pont, du chœur de sa chapelle,
Dans un silence d’or tendrement vous appelle,
Jusqu’à l’heure où le ciel offre un dernier baiser !

Annie Poirier, Mortagne sur Sèvre